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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 13:50

 

immeubleJ’ai un bureau pour moi tout seul, équipé d’une fenêtre donnant sur la rue. Ainsi, je suis le premier averti des changements climatiques. D’un point de vue esthétique, en revanche, ça ne m’apporte pas grand-chose. L’immeuble d’en face bouche l’horizon et je dois me pencher pour apercevoir un morceau de ciel.
Je me souviens d’un stage que j’avais fait il y a une vingtaine d’années, lorsque j’étais étudiant. On m’avait mis dans un bureau, en haut d’une tour de 15 étages. Par la baie vitrée, j’apercevais de grands bâtiments de type HLM, pour la plupart équipés de balcons.
Pendant un stage, il faut bien souvent trouver pas soi-même de quoi s’occuper, aussi je passais une grande partie de mon temps à regarder dehors.
Une chaude après-midi de juin, je remarque deux filles en maillot de bain sur un balcon juste en face. A un moment, une des filles enlève son soutien-gorge, aussitôt imitée par son amie. D’où je suis, il est difficile de parfaitement distinguer les détails, mais le spectacle reste troublant. Je les regarde rire, elles doivent être impressionnées par leur propre audace et je devine leurs petits seins qui tressautent en rythme. C’est ma première expérience de sexe au bureau. Egalement la seule, mais je ne le sais pas encore.
Je plisse les yeux pour tenter de deviner encore plus de détails, je reste immobile comme un chien en arrêt. Mais les filles ne rigolent plus. Elles aussi se figent. Puis elles remettent leur soutien-gorge avec précipitation et disparaissent dans l’appartement sombre. Je crois qu’elles m’ont repéré. J’ai un peu peur au début qu’elles n’appellent la police, mais je finis par me convaincre, qu’après tout, je n’ai rien fait de mal.
Ca a été le seul événement notoire durant ce mois de stage.
Bien sûr, il y a eu la mort du chef du service commercial (crise cardiaque, 49 ans) mais c’était déjà plus dans l’ordre des choses, moins surprenant, et par conséquent cela m’a moins marqué. Il arrivait parfois, pas toujours mais parfois, qu’un cadre supérieur stressé par ses responsabilités meure en cours de route. Il y avait une logique là-dedans, un lien de causalité évident. Alors qu’observer deux filles à moitié nues durant ses heures de bureau, c’était carrément improbable, et pour tout dire : inespéré.

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:25

 

couple-plume.jpgLa copulation est cet acte intrinsèquement burlesque que tout homme doté d’instincts normaux se doit de pratiquer tout au long de son existence, jusqu'à l’épuisement de ses forces. C’est une question de survie sociale. 
En France, l’âge de la première expérience sexuelle se situe aux environs de la dix-septième année. Ceux qui ont passé l’épreuve bénéficient d’un certain prestige auprès de leurs camarades. Les plus hardis se complaisent à livrer les détails intimes de leur première étreinte devant un parterre de jeunes boutonneux à la mâchoire ballante. Tout cela est parfaitement dégoûtant.
L’amour physique me pose un problème. Considéré froidement, l’enchaînement des actes menant au coït apparaît comme assez ridicule. Sans doute en raison de son caractère grandement prévisible, répétitif, alors que les parties en présence font tout leur possible pour se convaincre du contraire.
Dans cette opération, chacun contribue à entretenir l’illusion du sentiment, parce qu’elle est nécessaire, même pour un acte rapide et sans lendemain, même si dans le fond, personne n’est dupe.
Sans cette illusion, voici l’homme brusquement confronté à sa condition animale, condamné à singer les bêtes du zoo, en se libérant d’une tension purement physiologique provoquée par la montée du désir. Même si c’est l’exacte vérité, elle est un peu rude, et il est bien pratique de la maquiller plus ou moins sous des oripeaux plus convenables.
Voici donc comment les choses se passent. Imaginons la première fois entre deux personnes dotées déjà d’une solide expérience. Dans un premier temps, on cherche un endroit propice à l’étreinte. Un lit, la banquette arrière d’une voiture, peu importe. Généralement, c’est l’homme qui subtilement, conduit les opérations. La femme apprécie cette délicatesse, qui tend à prouver une chose : on n’est pas des animaux. D’où l’importance des arguments avancés par le mâle pour arriver à ses fins. « Je suis un peu fatigué, tu ne veux pas qu’on aille sur le lit ? » ou « C’est amusant, je ne me suis jamais assis sur la banquette arrière, j’aimerais bien voir ce que ça donne. »
Par rapprochements successifs et apparemment fortuits, on finit par s’embrasser, avec prudence au début, puis rapidement avec voracité. Là encore, c’est l’homme qui le plus souvent prend l’initiative d’établir un contact manuel avec une partie sexuée de la partenaire. On peut considérer qu’une fois cette étape franchie, on entre de plain-pied dans la phase communément appelée « des préliminaires », sorte d’autoroute menant tout droit à la pénétration : trajet balisé, vitesse constante, ennui relatif… 
S’ensuivra une série de positions, plus ou moins élaborées selon le temps et l’espace dont on dispose.
Vu ainsi, rien de très excitant. Pourtant, l’histoire de l’humanité se fonde sur la répétition compulsive de ces mouvements simplistes, et nous sommes tous complices.

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:23

J’ai appris avec le temps à me méfier de ces rustines sentimentales qui ne colmatent rien du tout, finalement.
On croit prendre un nouveau chemin et l’on finit par réaliser, mais un peu tard, que l’on roule à plat.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 13:57

P1000221.JPGJe vis dans un monde imaginaire, qui a existé un jour mais qui n’est plus, résolument figé dans un passé plus ou moins lointain. Un monde amical et heureux, rempli d’épisodes enchanteurs, alors qu’à l’époque ils m’étaient apparus quelconques 
C’est que je ne comprends pas grand-chose au présent, je n’y éprouve que des sensations anémiées, et je dois attendre qu’il passe derrière moi pour qu’enfin les choses m’apparaissent dans toute leur clarté, me sautent au visage comme une évidence.
Ainsi les personnes qui m’entourent ne prennent leur véritable valeur qu’une fois disparues. Je suis conscient de ce décalage qui opère comme une malédiction. Il y a toujours un fantôme entre moi et l’autre, un spectre qui me harcèle et qui m’interdit d’être là, ici et maintenant. Et quand l’autre, lassé, disparaît, ou quand je le congédie avec à l’esprit l’espoir illusoire de retourner sur mes pas, il gagne à son tour le territoire des ombres enchantées, là où finalement plus rien ne peut arriver puisque tout est mort. 
Il semble que je sois condamné à vivre au travers de ce décalage permanent, cette alchimie monstrueuse qui se charge de transformer le passé en or et qui s’avère en définitive une effrayante machine à fabriquer du malheur, pour les autres et pour moi.
Dans une relation en court, mon attachement ne prend sa meilleure expression que dans le manque. Incapable d’apprécier l’instant passé en la compagnie de l’autre, c’est dans l’absence, et dans le sentiment de frustration qu’elle génère, que je suis à même de découvrir mes sentiments.
En somme, ils ne s’expriment que lorsque l’autre n’est pas là.
C’est une situation qui n’est agréable pour personne.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 13:52

Je me souviens d’avoir été très amoureux, une fois. Bon, d’accord, elle ne m’aimait pas. Mais moi je l’aimais, sincèrement, avec toute la fougue dont est capable un cœur qui n’a que peu servi.
Et à mon sens, il était plutôt encourageant de constater qu’à nous deux, nous avions en quelque sorte parcouru la moitié du chemin.
Mon argument m’a seulement permis d’entendre une dernière fois ce petit rire un peu moqueur que j’aimais tant, juste avant qu’elle ne claque la porte.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 12:48
Donc, j’ai eu un enfant, il y a longtemps.
Je m’en souviens très bien, c’était une fille. J’étais arrivé en retard à la clinique, elle était déjà là. Ma femme, celle qui était ma femme à cette époque, a tenu à ce que je la prenne dans mes bras. J’étais un peu embarrassé, ça avait l’air bien fragile.
Je me rappelle du premier face à face avec ma fille. Une figure minuscule, comme une tête réduite jivaro, boursouflée et rouge, avec un bonnet en laine blanc, une petite langue de cheveux noirs qui collait sur le front. Ainsi, l’union de nos deux corps avait donné naissance à ce petit être fragile et pathétique… C’était troublant. Ne sachant trop quelle contenance adopter, j’entamais un mouvement pendulaire rapide et serré. Sa bouche s’ouvrit, un abîme sans fond, d’où sortit un miaulement plaintif et rauque. Désemparé, je la reposais aussitôt dans son couffin en plastique transparent.
Ma femme devait rester à la clinique pendant deux jours, pour les examens classiques. Le soir, je rentrais seul à l’appartement. La vie d’un couple n’était pas très drôle, j’avais eu l’occasion de le constater, mais au moins jouissions-nous au quotidien, d’une certaine tranquillité. Je me demandais quelle serait mon existence quand nous serions réunis tous les trois dans ce petit 2 pièces. Je n’imaginais rien de particulier, c’était juste une impression diffuse et plutôt négative.
Ca s’est confirmé assez vite, dès son retour en fait. J’ai rapidement compris que je n’étais pas fait pour avoir des enfants, encore moins pour vivre à leur côté. Etre père, visiblement, comportait un certain nombre de contraintes et de responsabilités que j’étais bien incapable d’assumer.
On s’est séparé pour le premier anniversaire de la petite. Curieusement, ma femme ne semblait pas m’en vouloir. De toute façon, je n’existais plus pour elle depuis un moment. Dès les formalités réglées, elle est partie à l’autre bout de la France, dans le midi. Au début, j’ai eu quelques contacts avec l’enfant, j’allais la voir aux vacances. Quand elle apparaissait devant moi, je ne savais trop quoi lui dire. Je l’embrassais, elle regardait par terre. Je lui donnais alors un paquet de bonbons ou une poupée que j’avais achetée pour elle. Elle prenait le cadeau puis disparaissait.
En général je restais le temps d’un week-end ; je couchais dans la chambre d’ami. Un jour, mon ex-femme a refait sa vie avec un cadre de la grande distribution. Ils ont emménagé dans un grand pavillon, avec piscine. Je n’aimais pas ce type, le genre à garder sa cravate jusqu’à l’heure du coucher. La gamine lui sautait au cou lorsqu’il rentrait du travail. Ils avaient l’air de bien s’entendre.
Il n’était bien sûr plus question d’occuper la chambre d’ami. Alors je prenais une chambre dans un hôtel pour commerciaux à la périphérie de la ville.
Peu à peu, mes visites se sont espacées. D’après la mère, la gamine ne s’en plaignait pas vraiment. D’ailleurs, elle ne parlait jamais de moi. Je n’ai pas vraiment insisté. Si elle était heureuse comme ça.
Tous les Noël, j’envoie une carte avec un chèque, mais je n’ai jamais de réponse.
C’est peut-être mieux ainsi.
Elle doit avoir 14 ans maintenant.
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 16:14

img142.jpgQuels sont les ingrédients nécessaires à une relation harmonieuse et suivie, pouvant éventuellement, pour les adeptes de cérémonies festives, déboucher sur un mariage ?
Si l’on en croit les magazines féminins, ils sont d’une complexité qui n’a d’égal que leur multitude (et qui correspond par un heureux hasard au nombre de numéros de ces mêmes journaux pour une année). La réalité est heureusement tout autre, dès lors que l’on s’autorise à regarder les choses en face
Deux aspects seulement sont à prendre en compte sérieusement : la conversation et le lit. L’ordre peut être inversé selon les compétences de chacun. Il ne faut cependant pas perdre de vue la chose suivante : on passe plus de temps à converser qu’à faire l’amour (sauf dans les films de Marc Dorcel, mais ils ne constituent pas un outil de référence pour quiconque veut mener une existence normale).
Certains ne vont pas manquer de développer ce que l’on appelle des « stratégies d’évitement » pour réduire à sa plus simple expression la part de conversation désarticulée qui constitue le lot quotidien de la majorité des couples, afin de mieux se consacrer à l’aspect charnel de la relation.
Soyons clair : la solution qui consiste à faire des enfants pour éviter de se parler, si elle peut faire illusion un temps trahit cependant un manque de vision à plus long terme.
En effet, à peine remise de sa grossesse, la femme n’aura de cesse d’abreuver son compagnon de considérations plus ou moins fumeuses sur le prix des couches, la température du bain, le goût immonde des petits pots aux artichauts. Elle qui autrefois pouvait s’écouter parler des heures sur le choix d’une villégiature pour les grandes vacances, les turpitudes d’un chef de service, ou l’attirance incompréhensible de sa belle-mère pour les parures de rideaux violettes, n’aura plus qu’une obsession monomaniaque : l’enfant. Mathématiquement parlant, la durée de prise de parole restera identique au passé, seule la diversité des sujets abordés aura diminué de façon drastique.
L’unique havre de paix, tout relatif, résidera alors dans ces levées nocturnes provoquées par les cris d’angoisse du petit être nouvellement arrivé. Une fois la tétine du biberon solidement arrimée à l’orifice buccal de l’enfant, l’infortuné géniteur pourra enfin s’affaler sur le divan, goûtant à leur juste valeur les quelques minutes de silence qui s’offrent à lui. Il en profitera alors pour s’apitoyer sur son sort tout en attendant le rot libérateur qui sonnera le début d’une nouvelle période de sommeil, d’une durée totalement aléatoire.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 15:43
img139On est condamné à décevoir les autres un jour ou l’autre. Pour ma part, j’ai l’impression d’avoir globalement beaucoup déçu. C’est ce que m’a dit la dernière femme qui m’a quitté. « Tu m’as beaucoup déçu ».
Pourtant, je ne voyais pas vraiment ce qu’elle entendait par là. Ses griefs concernaient-ils mon caractère ? Mes capacités sexuelles ? Le mélange des deux ? Ou plus globalement, l’existence que l’on menait ensemble ? Je n’ai pas osé lui demander d’explication, l’ambiance était assez tendue comme ça.
Une fois seul, j’ai eu le temps de réfléchir à toute cette histoire. Je n’avais que cela à faire
C’est vrai qu’on ne parlait pas beaucoup. Nous n’avions pas de réelles conversations : elle racontait ses journées avec un sens du détail un peu exagéré et tout à fait superflu, je l’écoutais en prenant une mine que je supposais intéressée. Parfois, bien sûr, il m’arrivait de décrocher. Je pensais que cela passerait inaperçu. Là réside sans doute mon erreur. Ne jamais sous-estimer l’adversaire.
Pour ce qui concerne la sexualité, je dois reconnaître que ce n’est pas mon fort. Un moment qui pouvait s’avérer agréable, je le concède bien volontiers, mais pas indispensable au point de le renouveler à intervalles resserrés. Elle ne partageait pas mon point de vue, c’était évident. Je me souviens encore avec effroi le soir où elle est arrivée dans la chambre, affublée de porte-jarretelles et d’une nuisette transparente. J’ai d’abord cru à une blague. Elle m’en a beaucoup voulu. « J’ai payé ça 90 euros ! ». Je ne voyais pas le rapport.
J’ai su le fin mot de l’histoire un peu plus tard, en tombant par hasard sur un Marie-Claire qui traînait sur la table du salon. Dans un article, la sexologue du journal préconisait le port de tenues sexy afin de réveiller la sexualité endormie du couple.
En l’occurrence, notre sexualité n’avait jamais été très éveillée, il était donc superflu d’essayer de la ranimer. Cela dit, je ne peux pas lui en vouloir d’avoir au moins tenté l’expérience.
Six mois plus tard, elle était partie. De guerre lasse, je crois qu’elle avait fini par me tromper. Là encore, difficile de lui en vouloir.
Elle vit à présent avec un jeune type rencontré à son travail. Un cadre du service marketing qui doit la baiser tous les soirs avec une maestria que j’imagine bien supérieure à la mienne.
Ils attendent un enfant pour janvier
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 15:40

La chanson dit « les histoires d’amour finissent mal, en général ».
Mais le « général » n’est là que pour la rime.
En vérité, les histoires d’amour finissent toujours mal. Quand ce ne sont pas les sentiments qui s’effritent et disparaissent, c’est l’être aimé qui meurt (et qui lui aussi, finit par s’effriter, puis disparaître).
Dès lors qu’une issue forcément dramatique se profile à l’horizon, sans aucun espoir possible, quel intérêt à se lancer dans ce genre d’aventures, où l’on se retrouve à tous les coups perdant ?
La magie de l’instant présent, probablement.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 15:38

Bien souvent, l'homme et la femme se mettent en couple pour mieux supporter le poids de l'existence.
C'est une erreur, puisqu’assez rapidement, on doit supporter le poids de l’existence additionné au poids de l’autre.

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Carte D'identité

  • Aloysius Chabossot

Avertissement

Les textes qui suivent proposent au lecteur d’entrer de plain-pied dans le cerveau méandreux d’un aquoiboniste. La diversité des sujets abordés peut donner dans un premier temps une impression de confusion peu compatible avec l’élaboration d’une pensée construite et ordonnée, et l’on pourra par moments se sentir comme un naufragé embarqué sur une frêle esquive, perdu au milieu d’une purée de pois. Cependant, au fil des pages, le lecteur consciencieux se verra récompensé de ses efforts : car bientôt, au milieu de la brume, apparaîtront comme dans un rêve les côtes admirablement ciselées d’une pensée homogène et novatrice : l’aquoibonisme. Il faudra pour cela parfois ramer un peu.

Qu'est-Ce Que L'aquoibonisme ?